Conférence du 9 octobre 2010 : La fièvre jaune, l’autre acteur de l’indépendance d’Haïti

Le Centre Culturel Irlandais de Paris est un écrin pour une manifestation culturelle. Avec  la complicité du beau temps, le cocktail qui a suivi la conférence fut un sympathique moment d’échanges, dans les jardins. Le thème traité avait suscité un grand intérêt de la part de la quarantaine d’invités qui constituaient l’auditoire. Il s’agissait de la fièvre jaune qui avait décimé les troupes de l’expédition militaire envoyée en 1802 à Saint-Domingue par le Consul Bonaparte pour soumettre les esclaves noirs révoltés et neutraliser leur chef Toussaint-Louverture. Cette épidémie s’était révélée, finalement, l’allié le plus efficace de ces derniers.


Le sujet est, certes, évoqué dans les livres d’histoire qui traitent de l’indépendance d’Haïti, mais peu d’études approfondies ont été publiées là-dessus. Qui pouvait mieux en parler que le Docteur Jacques Sandeau, auteur du livre "Une catastrophe épidémiologique : la fièvre jaune à Saint-Domingue (1802 – 1803)" ?

Le livre de Jacques Sandeau


Le résumé qui suit, est un aperçu de l’exposé qui dura environ une heure. Un temps à peu près équivalent a été imparti aux interventions – questions, commentaires et informations complémentaires – émanant de l’assistance qui comptait nombre de médecins. Pour une information plus détaillée, il ne reste qu’à se procurer l’ouvrage du Docteur Sandeau, qui se lit comme un roman et que certains ont acquis après la conférence, serti d’une dédicace de l’auteur.

Le diaporama ci-après dans lequel quelques invités se reconnaîtront, retrace l’ambiance de cette manifestation.

Résumé de la conférence du Docteur Jacques Sandeau

Le désastre du corps expéditionnaire français envoyé par Bonaparte à Saint-Domingue en 1802, signe la fin de cette riche colonie.
Les causes en sont nombreuses : outre l’impréparation militaire pour une campagne tropicale, la méconnaissance du pays, la sous-estimation de la résistance des Noirs révoltés et la mauvaise analyse géopolitique de la région, la cause la plus importante est l’apparition d’une épidémie de fièvre jaune qui anéantit plus de 80 pour 100 des soldats métropolitains.
Dès le début les pertes sont effrayantes : il meurt plus de cent soldats par jour et la maladie est aggravée par le manque d’hygiène et l’absence de médicaments efficaces. Le Service de santé est totalement impuissant car il ne peut expliquer  les causes de la maladie. Les renforts n’arrivent pas, l’épidémie ne faiblit pas et le général en chef Leclerc, beau-frère de Bonaparte, meurt à son tour en novembre 1802.
Le corps expéditionnaire se réduit bientôt à quelques 3000 hommes réfugiés dans les villes côtières obligeant Rochambeau, successeur de Leclerc, à capituler fin novembre 1803.

L’indépendance de Saint-Domingue est alors proclamée, le 1er janvier 1804, sous le nom d’Haïti par les Noirs vainqueurs des soldats français abandonnés par Bonaparte.

 

Diaporama de la conférence :
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Après conférence
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Quelques portraits
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